| Des centaines de membres des forces de l'ordre ont manifesté samedi à Banjul pour soutenir le régime du président Yahya Jammeh, |
Quatre jours après l'attaque
du palais présidentiel, a appris l'AFP auprès de plusieurs témoins.
Plusieurs centaines de soldats, policiers, surveillants pénitentiaires
et sapeurs-pompiers ont marché du siège de l'Assemblée nationale aux
abords du palais présidentiel, dans le centre de Banjul
Sur moins d'un kilomètre, pour manifester leur solidarité au président Jammeh, ont indiqué ces témoins
Le ministre gambien des Affaires
étrangères, Bala Garba Jaxumpa, a participé à cette manifestation
destinée à prouver la loyauté des forces de sécurité au président
Jammeh, après l'attaque contre le palais présidentiel à Banjul le 30
décembre. Les manifestants ont été accueillis à l'issue de la marche par
la vice-présidente de Gambie, Isatu Ndie Saidy, au nom du président
Jammeh.
Ils portaient des banderoles et des
pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "Longue vie au président",
"Notre commandant en chef est notre leader" ou encore "Yahya Jammeh pour
toujours", selon des images de la marche obtenues par l'AFP. Le
président Jammeh, 49 ans, cumule cette fonction avec celle de ministre
de la Défense.
Arrivé au pouvoir en 1994 à la suite d'un coup d'Etat, M. Jammeh dirige depuis lors d'une main de fer la Gambie, une ex-colonie anglaise entièrement enclavée dans le Sénégal à l'exception de sa façade maritime sur l'Atlantique.
Arrivé au pouvoir en 1994 à la suite d'un coup d'Etat, M. Jammeh dirige depuis lors d'une main de fer la Gambie, une ex-colonie anglaise entièrement enclavée dans le Sénégal à l'exception de sa façade maritime sur l'Atlantique.
Des dizaines de civils et de militaires arrêtés
Le dirigeant gambien avait affirmé
mercredi dans un discours qu'il n'y avait eu "aucune participation
d'éléments des Forces armées de Gambie" à cette attaque, elles "ont été
vraiment loyales", avait-il dit. Le président
Jammeh, en visite privée à Dubaï lors de l'attaque du 30 décembre, a démenti dans la nuit de mercredi à jeudi une tentative de putsch militaire et évoqué un assaut de "terroristes soutenus par des puissances" étrangères, évoquant "des dissidents basés aux Etats-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni".
Selon des sources militaires gambiennes,
l'attaque lancée mardi vers 03H00 (locales et GMT) a été menée par des
hommes lourdement armés venus par pirogue à Marina Parade, sur la
corniche est de Banjul, où est situé le palais présidentiel. Jammeh, en visite privée à Dubaï lors de l'attaque du 30 décembre, a démenti dans la nuit de mercredi à jeudi une tentative de putsch militaire et évoqué un assaut de "terroristes soutenus par des puissances" étrangères, évoquant "des dissidents basés aux Etats-Unis, en Allemagne et au Royaume-Uni".
Après l'attaque du 30 décembre, plusieurs dizaines de civils et de militaires ont été arrêtés en Gambie et une grande quantité d'armes et d'explosifs, destinés aux assaillants, découverts, a affirmé jeudi à l'AFP une source proche de l'enquête.
TOHA JEAN PHILIPPE et jeuneafrique.com
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