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| Banque pour le Financement de l'Agriculture (BFA) mise en liquidation, en raison de son «déficit structurel». |
Dossier exclusif ! Durant de longs mois, l'investigation s'est faite dans l'ombre de ceux qui se croient invisibles, les hiboux lugubres prédateurs de l'économie ivoirienne. l'appel du Président Ouattara a été bien saisi par deux officiers de police qui ont mis à nu le jeudi 9 octobre dernier, un rude coup au complot ou mieux, au gangstérisme de vils individus, pourtant assis dans les ors de la République.
Mercredi 8 et jeudi 9 octobre dernier, les commissaires Timité et Atsé de la police économique ont coincé le dénommé Me Vassiriki Haidra, se disant huissier de justice à Agboville. Cet auxiliaire de justice a menti et c'est peu dire. N'eut été le professionnalisme des deux officiers, une erreur judiciaire était bien partie pour être commise contre un homme qui a eu le malheur de découvrir ce qu'il considérait comme un acte de détournement localisé. Il ignorait s'être de trop prêt approché du foyer incandescent. Depuis, viré comme un malpropre sur instruction d'un ministre, le directeur général par intérim de la Banque pour le Financement de l'Agriculture (BFA) en raison de son «déficit structurel». [BFA], Barnabé Yobouet a bu le vin jusqu'à la lie. Mais, le sort a voulu qu'il croise deux officiers d'exception, en fonction à la police économique.
Selon une source interne, les officiers ont mis à nu les contrevérités du sieur Me Vassiriki Haidra dans l'affaire de détournement de 300 millions de FCFA. Et dire que les ivoiriens broient du noir. Cet argent sur les traces duquel lebanco.net file tout droit a bel et bien été décaissé. Mais, pas au profit du directeur mais des mandataires de Me Vassirki Haidara. Et quand la liquidation de cette banque, véritable caisse noire du Fpi, est annoncée le 30 septembre dernier par Nialé Kaba, ministre déléguée à l'Economie et aux Finances, c'est le branle-bas. La haute personnalité qui a bénéficié d'au moins 200 millions de FCFA dans une opération digne de la mafia a des hommes de main qui réagissent aussitôt. Ils demandent au convoyeur de fonds, Me Vassiriki Haidara de rentrer en jeu. En digne fils du pays, patriote sans borne, il se rend à la police économique pour dire ce qu'il sait de la banqueroute de cette banque et désigné un des acteurs. Or, une enquête est en cours pour dénicher les bénéficiaires des opérations illicites opérées dans cette banque ? Il faudrait surveiller les voies de sortie du pays. La perspicacité des officiers aura permis de faire sauter le verrou du mensonge et du faux tissé depuis juin 2013.
Pour ce que lebanco.net a pu découvrir dans cette affaire, tout commence avec le rapport du cabinet d'audit français PricewaterhouseCoopers, ''strictement personnel et confidentiel'' en date du 1er Août 2013, à la page 23 (projet lagune BFA PwC-Landwell& Associés Vol 4)écrit : ''Structure du capital, le solde des mouvements et des souscriptions de chacun des actionnaires présents dans la table de capitalisation n'est pas cohérent avec les informations relevées sur les registres. Par conséquent, nous ne sommes pas en mesure de valider juridiquement la propriété des titres et la répartition du capital social telles qu'elles sont présentées dans le tableau de capitalisation''. En un mot, cette banque a des actionnaires fictifs qui reçoivent certes des convocations pour les assemblées générales mais qui ne se sont jamais présentés ou faits représenter. Qui sont-ce ces invisibles ? Qui Me Vassiriki Haidara protège-t-il ou mieux l'a instigué pour salir l'ex-directeur général par intérim ?
Une petite idée peut provenir de la liste des ''créances comportant des impayés et/ou cdl au 30 septembre 2009''. On y voit dans la colonne ''douteux ou litigieux'', ''le projet bourses du vivrier'' dont le principal ''actionnaire'' avec 52,5% n'est autre que Danon Djédjé, ex-ministre chargé la Réconciliation et cadre du Fpi, (3639,2 milliards de FCFA), Cetra [2513 milliards de FCFA) Ivoirienne de Transport Abidjanais (1078,4 milliard de FCFA], la nouvelle Cocoprovi [409,4 millions de FCFA], Amon Traoré Fatou [40,2 millions de FCFA] et surtout au numéro 33 avec pour compte client 100 105 Kouassi Kodjo Jean Jacques (77,8 millions de FCFA). Ce dernier est devenu conseiller spécial d'un ministre, cadre du RDR. Sur cette liste, il y a 43 personnes physiques et morales. Les deux dernières personnes sur la liste étaient des agents de la BFA.
Amon Fatou a été responsable de l'exploitation avant d'atterrir aux ressources humaines. Elle serait en exil à Londres selon une source interne à la banque. Kouassi Kodjo Jean Jacques lui est a Abidjan. Il a été Directeur Général de BFA. Mais, selon des sources à la banque, il faudrait lorgner du coté du notaire de cette banque.
Notre tentative pour la rencontrer a sonné sur un silence bruyant. Tout comme les messages demeurés sans suite auprès de Kouassi Kodjo Jean Jacques et de la syndicaliste Sophie Yoman. Ils feront surement signe pour dire ce qu'ils savent de cette histoire mise à nu. Car, c'est la bagatelle de 36.765,6 milliards de FCFA au titre des ''créances en souffrance cédées'' [9 267,1 milliards de FCFA pour les fournisseurs de l'Etat et Autres clients, 27. 498,5 milliards de FCFA]. En tout cas, lebanco.net demeure saisi de cette rocambolesque affaire dont les premières feuilles ont été tournées. Le Président Ouattara l'avait annoncé à l'installation officielle de la Haute autorité pour la bonne gouvernance. Le magistrat Aphing Kouassi et ses huit collègues auront de la matière et beaucoup a faire. Mais, on ignorait que cette Haute autorité allait avoir affaire à une mafia. Le liquidateur désigné, on espère que les langues se délieront plus facilement. La suite, bientôt.
NB: Le titre est de la rédaction
Lebanco.net



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