«J’ai découpé et dissous dans l’acide le corps de Lumumba
. En pleine nuit africaine, nous avons commencé par nous saouler pour
avoir du courage. On a écarté les corps. Le plus dur fut de les découper
en morceaux, à la tronçonneuse, avant d’y verser de l’acide. Il n’en
restait presque plus rien, seules quelques dents. Et l’odeur ! Je me
suis lavé trois fois et je me sentais toujours sale comme un barbare ».
Ces mots sont ceux de Gérard Soete, prononcés le 15 mai 2002, quarante
ans après la disparition du leader congolais Patrice Lumumba.
